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Notre méthode et nos sources

Chaque sens donné sur tafsir-a7lem.com vient d’une phrase précise du recueil transmis sous le nom d’Ibn Sirin, lue dans le texte arabe, avec son tome et sa page. Les hadiths viennent des livres des rêves de Sahih al-Bukhari et de Sahih Muslim, avec leur numéro. Nous traduisons nous-mêmes, sauf le Coran, cité dans la traduction de Muhammad Hamidullah.

Le recueil d’Ibn Sirin

Notre source principale est le Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm, en arabe منتخب الكلام في تفسير الأحلام. C’est le livre que l’on appelle couramment « l’interprétation des rêves d’Ibn Sirin ».

  • Le texte. Nous utilisons le texte arabe intégral de la Maktaba Shamela (livre n° 21615), tel qu’il est repris dans le corpus OpenITI, qui publie en accès libre des textes arabes anciens.
  • L’édition. Ce texte suit une édition imprimée par la maison Mustafa al-Babi al-Halabi, où le recueil figure en marge d’un autre livre, le Ta’tîr al-anâm d’an-Nabulusi.
  • Les pages. Le livre compte deux tomes et cinquante-neuf chapitres. Le texte numérique garde la pagination de l’édition imprimée : quand nous écrivons « tome 1, page 180 », c’est la page où la phrase se trouve dans cette édition.

Qui parle dans le recueil

Le recueil n’est pas un texte écrit d’une seule main. Il s’ouvre sur une introduction générale, puis sur celle d’Abu Sa’id al-Wa’iz, qui dit avoir rassemblé cette matière (tome 1, page 40). Au fil des chapitres, on lit trois sortes de passages :

  • ceux où Ibn Sirin est nommé : une parole ou un récit, souvent introduits par « un homme vint trouver Ibn Sirin » ;
  • ceux qui ne nomment personne, ou qui citent Abu Sa’id et d’autres interprètes ;
  • ceux qui commencent par وقيل (« et l’on a dit ») ou وقال بعضهم (« certains ont dit »), qui donnent un autre avis.

La fiche de l’édition numérique indique d’ailleurs que le livre est attribué à Ibn Sirin sans que cette attribution soit établie. Nous en tirons trois règles de rédaction.

  1. « Ibn Sirin a dit » : seulement quand le texte arabe le nomme pour cette phrase.
  2. « Dans le recueil d’Ibn Sirin » : pour tous les autres passages du livre.
  3. « Selon un autre avis » ou « autre avis cité dans le recueil » : pour les phrases introduites par وقيل ou وقال بعضهم.

Les récits qui mettent en scène Ibn Sirin ne sont repris que s’il y est nommé. Vous en trouverez plusieurs sur la page Ibn Sirin, l’interprète des rêves.

Comment nous traduisons

Toutes les traductions de l’arabe sont faites par le site, phrase par phrase, à partir du texte original. Nous suivons trois principes :

  • rester au plus près du sens arabe, en phrases courtes ;
  • ne pas adoucir un sens négatif et ne rien promettre que le texte ne promet pas ;
  • garder les mots religieux usuels quand le français n’a pas d’équivalent exact, comme fitra ou zakat.

Quand une phrase arabe est ambiguë, nous le disons, ou nous ne l’utilisons pas.

Les hadiths

Nous citons uniquement deux recueils, et dans chacun le livre consacré aux rêves :

  • Sahih al-Bukhari, livre de l’interprétation des rêves, hadiths n° 6982 à 7047 ;
  • Sahih Muslim, livre des rêves, hadiths n° 2261 à 2275.

Les numéros sont ceux de la numérotation courante, utilisée par la plupart des éditions et des bases de hadiths. Chez Muslim, un même numéro réunit souvent plusieurs versions d’un hadith ; quand nous citons une version particulière, nous le précisons. Le recueil d’Ibn Sirin rapporte aussi des hadiths, parfois sans chaîne de transmission. Nous ne les présentons comme paroles du Prophète ﷺ que si nous les retrouvons chez al-Bukhari ou Muslim. Sinon, nous écrivons qu’ils sont « rapportés dans le recueil ».

الرُّؤْيَا الصَّالِحَةُ مِنَ اللَّهِ، وَالْحُلْمُ مِنَ الشَّيْطَانِ« La vision pieuse vient d’Allah, et le mauvais rêve vient de Satan. »
Sahih al-Bukhari, n° 6986, d’après Abu Qatada

Ce hadith, avec celui des trois sortes de rêves (Muslim, n° 2263), fixe le cadre du site : seul le bon rêve s’interprète. Le mauvais rêve appelle des gestes, détaillés sur la page que faire après un cauchemar, et le rêve qui vient des pensées de la journée n’a pas de sens à chercher. Voir les trois sortes de rêves en islam.

Le Coran

Le recueil s’appuie souvent sur des versets. Nous les citons en arabe quand c’est utile, avec la traduction de Muhammad Hamidullah, en courte citation, et la référence sourate et verset. Exemple, dans le récit de l’appel à la prière : « Et fais aux gens une annonce pour le Hajj » (sourate al-Hajj, 22:27).

Ce que nous laissons de côté

Certains passages du recueil reflètent les savoirs de leur époque plus que la religion. Nous ne les présentons pas comme des règles :

  • le sens donné au croassement du corbeau et les jours jugés défavorables pour raconter un rêve (tome 1, page 45) ;
  • les explications par les humeurs du corps, comme la bile ou le sang (tome 1, pages 11, 42 et 43) ;
  • les calculs sur la valeur numérique des lettres, que l’on trouve dans quelques récits.

Le recueil lui-même demande à l’interprète de ne pas s’appuyer sur les présages ni sur les calculs des astrologues (tome 1, pages 3 et 4). Et il rappelle que l’interprétation est « analogie, réflexion, comparaison et supposition » (tome 1, page 3). Nos fiches donnent donc des pistes de sens, appuyées sur des textes. Elles ne remplacent pas l’avis d’un savant pour une question de religion qui vous concerne.

Signaler une erreur

Une traduction vous semble fausse, une page ne correspond pas, un hadith est mal numéroté ? Écrivez-nous à [à compléter]. Indiquez l’adresse de la page, la phrase en cause et, si vous l’avez, la référence que vous avez consultée. Nous vérifions dans le texte arabe et corrigeons la page si l’erreur est confirmée.

Questions fréquentes

Le livre d’interprétation des rêves est-il vraiment d’Ibn Sirin ?

C’est un recueil transmis sous son nom, compilé après lui. Son introduction est d’Abu Sa’id al-Wa’iz, et le texte cite Ibn Sirin à côté de nombreux autres avis. C’est pourquoi nous distinguons ce qu’il a dit nommément du reste du recueil.

Pourquoi écrivez-vous parfois « Ibn Sirin a dit » et parfois « dans le recueil » ?

Nous écrivons « Ibn Sirin a dit » seulement quand le texte arabe le nomme pour la phrase citée. Pour les autres passages, nous écrivons « dans le recueil d’Ibn Sirin », et « selon un autre avis » quand le texte dit « et l’on a dit ».

Quelle traduction du Coran utilisez-vous ?

Celle de Muhammad Hamidullah, citée en courts extraits avec la sourate et le numéro du verset. Les traductions des hadiths et du recueil sont faites par le site à partir de l’arabe.

D’où viennent les hadiths cités sur le site ?

Uniquement des livres des rêves de Sahih al-Bukhari (n° 6982 à 7047) et de Sahih Muslim (n° 2261 à 2275), avec la numérotation courante. Un hadith rapporté par le recueil sans se trouver dans ces deux livres est signalé comme tel.

Comment signaler une erreur sur le site ?

Envoyez l’adresse de la page, la phrase en cause et votre référence si vous en avez une. Nous vérifions dans le texte arabe et corrigeons la page si l’erreur est confirmée.

Sources

  • Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm (منتخب الكلام في تفسير الأحلام), recueil transmis sous le nom de Muhammad ibn Sirin, texte arabe de la Maktaba Shamela (n° 21615), corpus OpenITI ; édition Mustafa al-Babi al-Halabi, en marge du Ta’tîr al-anâm d’an-Nabulusi. Introduction, tome 1, pages 3, 4, 11, 40, 42, 43 et 45.
  • Sahih al-Bukhari, livre de l’interprétation des rêves, n° 6982 à 7047 (cité ici : n° 6986).
  • Sahih Muslim, livre des rêves, n° 2261 à 2275 (cité ici : n° 2263).
  • Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah.