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Rêver de fruits en islam

الفاكهة في المنام

En islam, rêver de fruits sucrés vus en leur saison est en général un bon signe. Le recueil attribué à Ibn Sirin dit que tout fruit sucré est une subsistance, une richesse et un bien, sauf le raisin noir et la figue. Il précise que le fruit jaune annonce une maladie et le fruit acide du souci et de la tristesse. Le fruit vert n’est pas une maladie.

وكل ثمر حلو سوى ما وصفت مما يغلب عليه صفرة اللون أو يكون حامضا لم يدرك في وقته المعروف فإنه رزق ومال وخيرDans le recueil d’Ibn Sirin : « Tout fruit sucré, hors ce que j’ai décrit, ce qui tire surtout sur le jaune ou ce qui est acide et n’a pas mûri en sa saison connue, est une subsistance, une richesse et un bien. »
Muntakhab al-kalâm, chapitre 43, tome 2, page 218

Le recueil traite des fruits dans le chapitre 43, celui des arbres fruitiers et de leurs fruits. Il pose cette règle générale, puis la même phrase se termine par une exception : « sauf le raisin noir et la figue, car il n’y a de bien en eux en aucun cas ». La couleur, le goût et la saison comptent donc autant que le fruit lui-même.

Le sens selon ce que vous avez vu

Les phrases sur les fruits en général sont dispersées dans le chapitre 43, entre les passages consacrés à chaque fruit. Voici les cas que le recueil décrit, avec la page de chacun.

Dans votre rêveLe sens dans le recueil
Des fruits sucrés, en leur saisonUne subsistance, une richesse et un bien. Ce bien dure à la mesure de la durée de ce fruit parmi les autres fruits. Le recueil excepte le raisin noir et la figue, « sans bien en aucun cas ».t. 2, p. 218
Des fruits jaunes, acides ou vertsLe fruit jaune est une maladie. Le fruit acide est du souci et de la tristesse. Le fruit vert n’est pas une maladie.t. 2, p. 216
Des fruits que l’on trouve en toute saison, comme les dattes sèches ou les raisins secsIls sont bons. Les fruits qu’on ne trouve qu’à une saison sont bons en leur saison, sauf ceux qui portent un nom détesté ou une histoire laide. Hors de leur saison, leur issue est mauvaise.t. 2, p. 208-209
Vous obtenez des fruitsIl n’y a pas de mal en leur saison, s’ils portent un des biens décrits : subsistance, religion ou science. Si vous pensez dans le rêve qu’ils viennent du Paradis, c’est une science et une religion, sans aucun doute.t. 2, p. 218
Vous cueillez des fruits sur un arbre, assisUne richesse qui vous arrive sans peine ni fatigue.t. 2, p. 218
Vous cueillez un fruit sur l’arbreVous recevez une science d’un savant.t. 2, p. 221
Vous ramassez des fruits au pied de l’arbreUne dispute avec un homme. Un autre passage dit : vous vous disputez avec un homme noble et vous l’emportez.t. 2, p. 221 et 348
Des fruits, pour un pauvre, un riche ou une personne qui a peurPour le pauvre, la richesse. Pour le riche, un surcroît de biens. Pour celui qui a peur, la sécurité. Le recueil s’appuie sur deux versets du Coran. (autre avis cité dans le recueil)t. 2, p. 221
Des fruits frais ou des fruits secsLes fruits frais sont une subsistance qui ne dure pas, car ils se gâtent vite. Les fruits secs sont une subsistance abondante et durable. (autre avis cité dans le recueil)t. 2, p. 221-222
Des fruits sont répandus sur vousVous devenez connu pour votre piété et votre bien.t. 2, p. 222
Des gens mangent les fruits d’arbres dans une maisonSi ces fruits annoncent du bien et une subsistance, c’est un repas de fête. S’ils sont de ceux qui annoncent le chagrin, c’est un repas de deuil.t. 2, p. 203-204
Des anges tiennent des plateaux de fruitsLe rêveur quitte ce monde en martyr. Le recueil cite ce cas dans le chapitre des anges.t. 1, p. 63

Le récit d’Ibn Sirin sur la grenade

هي امرأة تتزوجها فإن أكلتها فجيدUn homme vint dire à Ibn Sirin : « J’ai vu une grenade dans ma main. » Il répondit : « C’est une femme que tu épouseras. Si tu la manges, c’est bien. »
Muntakhab al-kalâm, chapitre 43, tome 2, page 222

Dans le même passage, le recueil dit que la grenade sucrée est un bien amassé et la grenade acide du souci et de l’affliction.

Avant d’interpréter votre rêve

Tous les rêves ne s’interprètent pas. Le Prophète ﷺ distinguait la vision pieuse, qui vient d’Allah, le rêve qui attriste, qui vient de Satan, et ce que l’on se dit à soi-même pendant la journée (Sahih Muslim, n° 2263). Seule la première se lit avec un recueil comme celui d’Ibn Sirin. Voir les trois sortes de rêves, et si votre rêve vous a fait peur, ce qu’il faut faire après un mauvais rêve.

Questions fréquentes

Est-ce un bon signe de rêver de fruits en islam ?

Souvent, oui. Le recueil d’Ibn Sirin dit que tout fruit sucré, en sa saison, est une subsistance, une richesse et un bien. Il en excepte le raisin noir et la figue, et il donne un sens négatif aux fruits jaunes (maladie) et acides (souci et tristesse).

Que signifie manger ou obtenir des fruits en rêve ?

Le recueil parle surtout d’obtenir des fruits : il n’y a pas de mal en leur saison, et s’ils semblent venir du Paradis, c’est une science et une religion. Quand des gens mangent les fruits d’arbres dans une maison, c’est un repas de fête si ces fruits sont bons, un repas de deuil s’ils annoncent le chagrin (tome 2, pages 203 et 204).

Rêver de fruits secs, qu’est-ce que cela veut dire ?

Selon un avis cité par le recueil, les fruits secs sont une subsistance abondante et durable, alors que les fruits frais sont une subsistance qui ne dure pas, car ils se gâtent vite (tome 2, pages 221 et 222).

Que veut dire cueillir ou ramasser des fruits en rêve ?

Cueillir un fruit sur l’arbre, c’est recevoir une science d’un savant. Le cueillir en étant assis, c’est une richesse obtenue sans fatigue. Ramasser des fruits au pied de l’arbre annonce une dispute avec un homme (tome 2, page 221). Un autre passage précise : avec un homme noble, et vous l’emportez (page 348).

Et les fruits rouges, les fruits pourris ou la mangue ?

Le recueil ne parle ni de fruits rouges, ni de fruits pourris, ni de mangue. Il distingue seulement le fruit jaune, signe de maladie, le fruit acide, signe de souci, et le fruit vert, qui n’est pas une maladie. Ce qu’on lit ailleurs sur ces cas ne vient pas de ce texte.

Sources

  • Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm, recueil attribué à Muhammad ibn Sirin, chapitre 43, tome 2, pages 203 à 222 et page 348, chapitre 3, tome 1, page 63 (texte arabe, édition Shamela, corpus OpenITI).
  • Sahih Muslim, n° 2263, pour les trois sortes de rêves.
  • Traductions françaises : tafsir-a7lem.com.