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Rêver de manteau en islam

الجبة في المنام

En islam, rêver de manteau est un bon signe en hiver. Le recueil d’Ibn Sirin dit que celui qui porte une jubba, le manteau ample et doublé, s’enrichit s’il est pauvre, car elle repousse le froid, qui désigne la pauvreté. Le célibataire se marie. Porté en été, le même manteau annonce au contraire un chagrin, une dette, une maladie ou une gêne.

وأما لباس الجبة لمن لبسها أو اشتراها أو خاطها وبطنها فإن كان فقيرا استغنى لأنها تدفع البرد الدال على الفقرDans le recueil d’Ibn Sirin : « Quant au fait de porter la jubba, pour celui qui la porte, l’achète, la coud ou la double : s’il est pauvre, il s’enrichit, car elle repousse le froid, qui désigne la pauvreté. »
Muntakhab al-kalâm, chapitre 58, tome 2, page 392

Le recueil ne connaît pas le mot « manteau » au sens moderne. Il parle de la jubba, un long vêtement ample et doublé que l’on porte par-dessus les autres en hiver, et de vêtements voisins : le caftan (qabâ’), la fourrure et la grande cape (kisâ’). Pour la jubba, la fourrure et la cape, la saison compte : en hiver c’est un bien, en été une gêne ou un chagrin (pour la fourrure, un bien qui arrive au milieu d’un chagrin). Le caftan, lui, reste une charge et une délivrance en tout état de cause.

Le sens selon ce que vous avez vu

Le recueil d’Ibn Sirin parle de ces vêtements au chapitre 29, consacré aux habits, et revient sur la jubba au chapitre 58. Voici les cas qu’il décrit, dans l’ordre du texte.

Dans votre rêveLe sens dans le recueil
Votre manteau est en bon ou en mauvais étatLa chemise que l’on porte est l’état de celui qui la porte, et il en est de même pour sa jubba : leur bon état et leur mauvais état concernent la situation de celui qui les porte.t. 1, p. 250 et 251
Vous portez un caftan (qabâ’)Un appui, une force, un pouvoir et une délivrance. L’étoffe épaisse vaut mieux que l’étoffe fine. En soie ou en brocart, c’est un pouvoir dont l’importance dépend de la solidité et de la nouveauté du caftan, mais c’est réprouvé dans la religion, car ce n’est pas un vêtement des musulmans, sauf à la guerre avec les armes. Pour celui qui le porte, le caftan est une charge et une délivrance en tout état de cause.t. 1, p. 251
Vous portez un manteau de fourrureEn hiver, un bien qui vous atteint et la richesse. En été, un bien qui vous atteint au milieu d’un chagrin. Les peaux de moutons montrent votre force. Les peaux de bêtes sauvages, comme la zibeline, le renard et l’écureuil, désignent des hommes injustes ; selon un autre avis, elles sont un signe de seigneurie.t. 1, p. 251 et 252
Vous portez la fourrure à l’enversVous montrez un bien qui était caché. Un autre passage précise que c’est un excès : s’il avait été mesuré et l’avait gardé caché, cela aurait été plus beau.t. 1, p. 252 ; t. 2, p. 363 et 364
Une grande cape (kisâ’)Un homme qui dirige. Selon un autre avis, un métier qui protège de la pauvreté. La saleté sur la cape est une erreur dans la façon de gagner sa vie et la perte du prestige. S’en envelopper en été, c’est un souci et un dommage ; en hiver, c’est bon.t. 1, p. 254
Vous portez une jubbaLa jubba est une femme : celui qui se voit vêtu d’une jubba verra venir à lui une femme non arabe. Si la jubba est teinte, c’est une femme affectueuse qui donne beaucoup d’enfants.t. 1, p. 254
L’extérieur du manteau est en cotonUne bonne religion.t. 1, p. 254
Vous portez, achetez, cousez ou doublez une jubba en hiverLe pauvre s’enrichit. Celui à qui convient le pouvoir l’obtient, devient considéré et a un entourage proche. La doublure désigne ses intimes, le coton qui la rembourre des biens bien gardés, comme un trésor, et les fils ses engagements, ses pactes et son serment d’allégeance.t. 2, p. 392
Un célibataire porte une jubbaIl se marie. L’extérieur de la jubba est lui-même, la doublure son épouse, le coton la dot, et les fils les engagements ou la protection du mariage.t. 2, p. 392
Vous cousez une jubba sans la porterVous mariez votre fils ou votre fille, ou vous concluez un mariage pour quelqu’un d’autre, ou vous réunissez deux époux séparés, surtout si la jubba est ancienne et était pliée.t. 2, p. 392
Vous portez une jubba en étéTout ce qui précède vaut pour l’hiver, la saison où on la porte. En été, c’est un chagrin causé par une épouse, ou une dette, une maladie, une prison, une gêne ou une angoisse à cause d’une femme. Pour un homme de guerre, il revêt sa cuirasse et affronte son ennemi au plus fort du combat.t. 2, p. 392

Avant d’interpréter votre rêve

Tous les rêves ne s’interprètent pas. Le Prophète ﷺ distinguait la vision pieuse, qui vient d’Allah, le rêve qui attriste, qui vient de Satan, et ce que l’on se dit à soi-même pendant la journée (Sahih Muslim, n° 2263). Seule la première se lit avec un recueil comme celui d’Ibn Sirin. Voir les trois sortes de rêves, et si votre rêve vous a fait peur, ce qu’il faut faire après un mauvais rêve.

Questions fréquentes

Rêver de manteau en islam, est-ce un bon signe ?

En hiver, oui : la jubba enrichit le pauvre, marie le célibataire et donne le pouvoir à qui il convient (tome 2, page 392). En été, le recueil y voit un chagrin, une dette, une maladie, une prison ou une gêne. La saison du rêve compte donc beaucoup.

Que signifie porter un manteau en rêve ?

Le recueil dit que celui qui porte une jubba verra venir à lui une femme, affectueuse et féconde si la jubba est teinte (tome 1, page 254). Ailleurs, il dit que la porter en hiver enrichit le pauvre, parce qu’elle repousse le froid, qui désigne la pauvreté.

Que veut dire rêver d’un manteau noir, rouge ou blanc ?

Le recueil ne donne pas de sens à la couleur du manteau. Il distingue seulement la jubba teinte, signe d’une épouse affectueuse et féconde. Le sens des couleurs des habits en général est détaillé dans la fiche sur les vêtements.

Que signifie rêver d’un manteau de fourrure ?

En hiver, la fourrure est un bien et une richesse ; en été, un bien qui arrive au milieu d’un chagrin (tome 1, page 251). La porter à l’envers, c’est montrer un bien qui était caché.

Que veut dire coudre ou acheter un manteau en rêve ?

Acheter, coudre ou doubler une jubba a le même sens que la porter : le pauvre s’enrichit. La coudre sans la porter, c’est marier son fils ou sa fille, conclure un mariage pour un autre, ou réconcilier deux époux séparés (tome 2, page 392).

Sources

  • Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm, recueil attribué à Muhammad ibn Sirin, chapitre 29, tome 1, pages 250 à 254, et chapitre 58, tome 2, pages 363, 364 et 392 (texte arabe, édition Shamela, corpus OpenITI).
  • Sahih Muslim, n° 2263, pour les trois sortes de rêves.
  • Traductions françaises : tafsir-a7lem.com.