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Rêver de maladie en islam
المرض في المنام
En islam, rêver d’être malade n’est pas un bon signe pour la religion. Le recueil d’Ibn Sirin dit que celui qui se voit malade voit sa religion se corrompre, mais qu’il ne meurt pas cette année-là. Selon un autre avis, les maladies concernent la religion tout en annonçant la santé du corps. Le sens change selon la maladie et la situation du rêveur.
ومن رأى أنه مريض فسد دينه ولا يموت تلك السنةDans le recueil d’Ibn Sirin : « Celui qui se voit malade, sa religion se corrompt, et il ne meurt pas cette année-là. »
Muntakhab al-kalâm, chapitre 58, tome 2, page 356
Cette phrase se trouve au chapitre des sujets divers. Le recueil consacre aussi tout un chapitre, le 25e, aux maladies et aux infirmités. On y retrouve la même idée : la maladie vue en rêve touche d’abord la religion du rêveur. Il cite à ce propos le verset « Dans leurs cœurs il y a une maladie ». Mais le même chapitre rapporte des avis plus favorables, et il distingue le malade, le voyageur, le combattant et le riche.
Le sens selon ce que vous avez vu
Voici les cas que décrit le chapitre des maladies du recueil d’Ibn Sirin (chapitre 25, tome 1), dans l’ordre du texte.
| Dans votre rêve | Le sens dans le recueil |
|---|---|
| Vous avez de la fièvre | Selon Abu Sa’id, la fièvre n’est pas louée : elle annonce la mort. Celui qu’on voit fiévreux s’engage dans une affaire qui corrompt sa religion. Selon un autre avis, il vivra longtemps, sera en bonne santé et aura plus de biens.t. 1, p. 197 |
| Vous avez la gale | Sans liquide, c’est du souci et de la fatigue qui viennent des proches. Avec du liquide, c’est un argent gagné par l’effort.t. 1, p. 197 |
| Vous vous évanouissez | Il n’y a pas de bien dans ce rêve, il n’est pas loué en interprétation.t. 1, p. 198 |
| Les maladies en général, selon un autre avis | Elles touchent la religion, d’après le verset « Dans leurs cœurs il y a une maladie », mais elles annoncent la santé du corps. Pour celui qui est à la guerre, c’est une blessure. (autre avis cité dans le recueil)t. 1, p. 198 |
| Vous voyez votre épouse malade | Sa religion devient meilleure.t. 1, p. 199 |
| Un malade boit une eau douce, porte une couronne ou monte sur un arbre fruitier ou au sommet d’une montagne | Des signes de guérison et de bonne santé pour le malade.t. 1, p. 199 |
| Vous vous voyez diminué par une maladie | Peu de religion.t. 1, p. 199 |
| La maladie vue en rêve, selon un autre avis | Une joie, une victoire et un gain d’argent pour celui qui est dans l’angoisse. Pour les riches, c’est un besoin, car le malade est dans le besoin. (autre avis cité dans le recueil)t. 1, p. 199 |
| Vous voulez voyager et vous vous voyez malade | Un obstacle vous empêche de partir, car les malades ne peuvent pas se déplacer.t. 1, p. 199 |
| Vous êtes atteint de la lèpre | Vos œuvres sont annulées à cause de votre audace envers Allah. On vous accuse aussi d’une chose laide dont vous êtes innocent.t. 1, p. 199 |
| Vous avez une maladie froide ou une maladie chaude | La maladie froide : vous négligez les obligations de l’adoration et les droits d’autrui, et la punition d’Allah vous a atteint. La maladie chaude : un souci qui vient du pouvoir.t. 1, p. 200 |
| Vous avez une maladie de la tête ou mal à la tête | La maladie de la tête renvoie d’abord au chef du rêveur. Selon un autre avis, le mal de tête est un péché dont il faut se repentir, avec une bonne œuvre, d’après le verset sur celui qui a un mal à la tête et s’en rachète par un jeûne, une aumône ou un sacrifice.t. 1, p. 200 |
Le récit d’Ibn Sirin sur la lèpre
أن رجلا أى ابن سيرين فقال رأيت كأني مجذوم فقال أنت رجل يشار إليك بأمر قبيح وأنت منه برئUn homme vint dire à Ibn Sirin : « J’ai vu en rêve que j’étais lépreux. » Il répondit : « Tu es un homme qu’on montre du doigt pour une chose laide, et tu en es innocent. »
Muntakhab al-kalâm, chapitre 25, tome 1, page 200
Le texte arabe porte une coquille au début du récit (« أى » pour « أتى », il vint) ; elle ne change pas le sens.
Avant d’interpréter votre rêve
Tous les rêves ne s’interprètent pas. Le Prophète ﷺ distinguait la vision pieuse, qui vient d’Allah, le rêve qui attriste, qui vient de Satan, et ce que l’on se dit à soi-même pendant la journée (Sahih Muslim, n° 2263). Seule la première se lit avec un recueil comme celui d’Ibn Sirin. Voir les trois sortes de rêves, et si votre rêve vous a fait peur, ce qu’il faut faire après un mauvais rêve.
Questions fréquentes
Rêver de maladie en islam, est-ce un mauvais signe ?
Pour la religion, oui : celui qui se voit malade voit sa religion se corrompre, mais il ne meurt pas cette année-là (tome 2, page 356). Le recueil cite aussi des avis plus favorables : la santé du corps, ou une joie et un gain pour celui qui est dans l’angoisse.
Que signifie rêver d’une maladie de peau ?
La gale sans liquide est un souci et une fatigue qui viennent des proches ; avec du liquide, c’est un argent gagné par l’effort (tome 1, page 197). Pour la lèpre, Ibn Sirin a répondu à un rêveur qu’on l’accusait d’une chose laide dont il était innocent.
Que veut dire rêver qu’un proche est malade ?
Le seul proche nommé est l’épouse : celui qui voit sa femme malade, la religion de celle-ci devient meilleure (tome 1, page 199). Selon un autre avis, voir la gale ou les taches blanches de la peau (al-baras) sur une autre personne n’est pas louable en interprétation (tome 1, page 197). Le recueil ne donne pas de sens pour un parent, un enfant ou un ami malade.
Le recueil parle-t-il de maladie grave ou de cancer ?
Non, il ne parle pas du cancer. Parmi les cas défavorables : la fièvre, qui annonce la mort selon Abu Sa’id, l’évanouissement, où il n’y a pas de bien, et la lèpre, qui annule les œuvres. Selon un autre avis, la fièvre annonce au contraire une longue vie et une bonne santé.
Quels rêves annoncent la guérison d’un malade ?
Selon le recueil, le malade qui boit une eau douce, porte une couronne, monte sur un arbre fruitier ou au sommet d’une montagne voit des signes de guérison et de bonne santé (tome 1, page 199).
Sources
- Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm, recueil attribué à Muhammad ibn Sirin, chapitre 25, tome 1, pages 197 à 200 ; chapitre 58, tome 2, page 356 (texte arabe, édition Shamela, corpus OpenITI).
- Sahih Muslim, n° 2263, pour les trois sortes de rêves.
- Traductions françaises : tafsir-a7lem.com.
