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Rêver du Coran en islam

القرآن في المنام

En islam, rêver du Coran est le plus souvent un bon signe dans le recueil d’Ibn Sirin. Selon ce recueil, celui qui le récite par cœur rend les dépôts et se tient droit dans la vérité. L’entendre annonce une autorité renforcée et une bonne fin, l’achever la réussite de ce que l’on veut. Chaque sourate a son sens. Vendre, brûler ou voler un mushaf est en revanche un mauvais signe.

فإن رأى كأنه يقرأ القرآن ظاهرا فإنه يكون مؤديا للأمانات مستقيما على الحق يأمر بالمعروف وينهى عن المنكرDans le recueil d’Ibn Sirin : « Celui qui se voit réciter le Coran par cœur rend les dépôts qu’on lui confie, se tient droit dans la vérité, ordonne le bien et interdit le mal. »
Muntakhab al-kalâm, chapitre 5, tome 1, page 74

Cette phrase est d’Abu Sa’id, l’auteur du recueil, dans le chapitre 5 consacré au Coran. Il l’appuie sur le verset : « Ils récitent les versets d’Allah […] ils ordonnent le convenable et interdisent le blâmable ». Juste avant, il pose la règle du chapitre : si le verset lu en rêve parle de miséricorde, on annonce au rêveur miséricorde et bienfait. S’il parle de châtiment, on le met en garde contre un péché qu’il commet ou qu’il projette.

Le sens selon ce que vous avez vu

Le recueil d’Ibn Sirin consacre son chapitre 5 au Coran. Il passe d’abord les sourates une à une, puis parle du mushaf et de la récitation. Voici d’abord les cas du mushaf et de l’écoute, puis les sourates les plus recherchées.

Dans votre rêveLe sens dans le recueil
Vous lisez dans un mushafVous obtenez sagesse, honneur, renommée et une bonne religion. Le mushaf, dans l’interprétation, c’est la sagesse.t. 1, p. 74
Vous achetez un mushafVotre science de la religion se répand parmi les gens et vous faites du bien.t. 1, p. 74-75
Vous vendez, brûlez ou volez un mushafVendre un mushaf : vous vous chargez de turpitudes. Le brûler : vous corrompez votre religion. Le voler : vous oubliez la prière.t. 1, p. 75
Vous embrassez le mushafVous ne négligez pas vos obligations.t. 1, p. 75
Vous entendez le CoranVotre autorité se renforce et votre fin sera bonne.t. 1, p. 75
On vous prend votre mushafVotre science vous est retirée et vos œuvres en ce monde s’interrompent.t. 1, p. 75
On vous récite le Coran et vous ne le comprenez pasUne chose pénible vous atteint, de la part d’Allah ou de celle du pouvoir.t. 1, p. 75-76
Vous achevez la lecture du CoranVous obtenez ce que vous voulez et votre bien augmente.t. 1, p. 76
Vous récitez Al-Fatiha ou la sourate Al-BaqaraAl-Fatiha : les portes du bien s’ouvrent pour vous et celles du mal se ferment. Al-Baqara : une longue vie et une bonne religion.t. 1, p. 68
Vous récitez la sourate YasinVous recevez l’amour de la famille du Messager d’Allah ﷺ.t. 1, p. 70
Vous récitez la sourate Al-IkhlasVous obtenez ce que vous espérez, votre renom grandit et vous êtes préservé des faux pas dans l’unicité d’Allah. Selon un autre avis, vos personnes à charge diminuent et votre vie devient agréable. On a dit aussi que la réciter annonce que le terme de la vie approche. (autre avis cité dans le recueil)t. 1, p. 74
Vous récitez Al-Falaq ou An-NasAl-Falaq : Allah écarte de vous le mal des hommes, des djinns, des bêtes nuisibles et des envieux. An-Nas : vous êtes protégé des épreuves et préservé de Satan, de ses troupes et de leurs murmures.t. 1, p. 74

Le rêve du mushaf interprété par Ibn Sirin

وحكي أن امرأة رأت كأن في حجرها مصحفا وهي تقرأ منه فجاءت فروجتان تلتقطان كل كتابة فيه حتى استوفتا جميع كتابته أكلا فقصت رؤياها على ابن سيرين فقال ستلدين ابنين يحفظان القرآن فكان كذلكUne femme vit en rêve un mushaf posé sur ses genoux, dans lequel elle lisait. Deux poussins arrivèrent et picorèrent toute l’écriture du mushaf, jusqu’à l’avoir entièrement mangée. Elle raconta son rêve à Ibn Sirin, qui lui dit : « Tu mettras au monde deux fils qui apprendront le Coran par cœur. » Et il en fut ainsi.
Muntakhab al-kalâm, chapitre 5, tome 1, page 76

Ibn Sirin lit les deux poussins comme deux enfants, et le fait d’avaler l’écriture comme le fait de garder le Coran en mémoire.

Avant d’interpréter votre rêve

Tous les rêves ne s’interprètent pas. Le Prophète ﷺ distinguait la vision pieuse, qui vient d’Allah, le rêve qui attriste, qui vient de Satan, et ce que l’on se dit à soi-même pendant la journée (Sahih Muslim, n° 2263). Seule la première se lit avec un recueil comme celui d’Ibn Sirin. Voir les trois sortes de rêves, et si votre rêve vous a fait peur, ce qu’il faut faire après un mauvais rêve.

Questions fréquentes

Que signifie lire le Coran en rêve ?

Selon le recueil, réciter le Coran par cœur montre un homme qui rend les dépôts, se tient droit dans la vérité, ordonne le bien et interdit le mal. Lire dans un mushaf apporte sagesse, honneur, renommée et une bonne religion (tome 1, page 74).

Que veut dire entendre le Coran en rêve ?

Celui qui entend le Coran voit son autorité renforcée et aura une bonne fin (tome 1, page 75). Le recueil met à part celui à qui l’on récite le Coran sans qu’il le comprenne : une chose pénible l’atteint, de la part d’Allah ou du pouvoir.

Rêver de réciter le Coran à des djinns, qu’est-ce que cela signifie ?

Dans son chapitre sur les djinns, le recueil dit que celui qui enseigne le Coran aux djinns, ou qu’ils écoutent le réciter, reçoit une position de chef et d’autorité (tome 1, page 127). Il cite le verset : « Dis : il m’a été révélé qu’un groupe de djinns a écouté ».

Rêver d’un Coran qui brûle, est-ce mauvais ?

Le recueil parle de celui qui brûle lui-même un mushaf : il corrompt sa religion. Vendre un mushaf, c’est se charger de turpitudes, et le voler, c’est oublier la prière (tome 1, page 75). Le recueil rapporte aussi qu’un récitant rêva qu’il arrachait lui-même les feuilles du mushaf, une à une, et les posait sur le feu, dont la flamme s’apaisait. Un commentateur y vit une épreuve venue du pouvoir, que sa récitation apaiserait (tome 1, page 76).

Quel est le sens de la sourate Al-Kahf en rêve ?

Le recueil donne un sens à chaque sourate. Pour Al-Kahf, le rêveur obtient ce qu’il espère et vit longtemps, jusqu’à se lasser de la vie et désirer la mort (tome 1, page 69). Pour Al-Mulk, ses possessions s’agrandissent (tome 1, page 71).

Sources

  • Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm, recueil attribué à Muhammad ibn Sirin, chapitre 5, tome 1, pages 67 à 76 ; chapitre 20, tome 1, page 127 (texte arabe, édition Shamela, corpus OpenITI).
  • Sahih Muslim, n° 2263, pour les trois sortes de rêves.
  • Traductions françaises : tafsir-a7lem.com.